L’Empire Desmarais :
les 2 clés stratégiques pour édifier un empire


Volet 1 : Accumuler les pions politiques au plus haut nivaux

Volet 2 : L'utilité des conseils d'administration dans la stratégie d'enrichissement de l'empire


VOLET 1 : Accumuler les pions politiques au plus haut nivaux



Paul Desmarais, l'homme d'affaire le plus influent au Canada (Selon The Globe and Mail - 2005). La clé de son influence tient à sa manière d’accumuler les pions politiques aux plus hauts niveaux.




GLOBE AND MAIL
GLOBE ADVISOR
28 octobre 2005


News from globeandmail.com
The Power 25

Paul Desmarais

Desmarais' unabashedly federalist views, and evidence that he has used his wealth and newspapers to promote them, have made him an unloved figure in most of francophone Quebec. Still, Desmarais does not as a rule discriminate among politicians, courting federalists and sovereigntists, federal Liberals and Conservatives alike. He was one of the first business leaders to recognize the legitimacy of the Parti Québécois government's mandate in 1976, participating in René Lévesque's business-labour summits. He and Lévesque had a begrudging but respectful friendship for years. Desmarais befriended Lucien Bouchard when the latter was still a federalist and serving as Canada's ambassador in Paris, a post to which he was appointed by Desmarais' closest political soulmate, Brian Mulroney. But Desmarais remained pals with Bouchard even after he betrayed Mulroney, founded the Bloc Québécois and almost won the 1995 referendum. Desmarais always doubted Bouchard was a true separatist, and many see his influence in Bouchard's decision to throw in the towel in 2001. Similarly, Desmarais is said to have played a role in persuading Daniel Johnson Jr., whom he employed between 1973 and 1981, to step down as Quebec Liberal leader in favour of Jean Charest in 1998.

If Desmarais befriends most politicians, he does not hold them all in equally high regard. He has much more admiration for Mulroney, Bouchard and Trudeau, for instance, than for Chrétien or Paul Martin, the former Power exec to whom he sold Canada Steamship. It must go back to that "strong personalities" thing. Desmarais never expected much from Jean Charest and, hence, has not been surprised by his so far lacklustre performance as premier. He supported his recruitment as Liberal leader because it looked like the only way to foil the separatists, then led by a man for whom Desmarais has infinitely more time, Bouchard. The speculation these days is that Desmarais sees PQ hopeful André Boisclair as a leader in Bouchard's image--a moderate (hence, acceptable) sovereigntist with a pro-economy bent. That has led Boisclair's detractors in the PQ to label him "the man from Gesca."

Given all of the above, it goes without saying that political savvy is a job requirement at Power. Those without it need not apply. You may have a degree from Harvard Business School and crunch numbers better than a computer, but unless you know how public policy is made, how to navigate the political process or how bureaucrats think, you're of no interest to the House of Desmarais. This explains why so many members of the Power brain trust have worked in government and politics .

Texte complet ici > globeadvisor.com/../20051028/RO11TOP25




RADIO-CANADA
COLLECTIF ANONYMOUS
30 mai 2012


Anonymous rend publique une vidéo de Jean Charest chez les Desmarais

Le collectif Anonymous, qui multiplie les coups d'éclat pour indisposer le gouvernement Charest, délaisse un temps le piratage de sites gouvernementaux pour diffuser la vidéo d'une fête privée au domaine de la famille Desmarais à Sagard, dans Charlevoix, à laquelle assistaient plusieurs politiciens et personnalités du monde culturel.

Voir la vidéo > radio-canada.ca/../anonymous-charest-desmarais.shtml




JOURNAL DE QUÉBEC
DANY DOUCET
14 février 2012


Ça sent la panique chez Power

Une odeur de panique s’est échappée de l’empire Power Corporation, hier, dans un éditorial d’une rare vigueur sous la plume de l’éditorialiste en chef de la famille Desmarais, André Pratte, de La Presse.

[...]

Leçons de journalisme

M. Pratte se permet même de nous faire des leçons de journalisme, complètement injustifiées.

Il oublie cependant de parler de sa propre salle de rédaction, où nous savons pertinemment que certains journalistes se disent embarrassés de voir que La Presse n’a jusqu’ici consacré aucun article de fond à la présence de Michael Sabia, de Jean Charest ou de Line Beauchamp au domaine de Sagard.

On comprend que cela puisse être embarrassant pour le quotidien de la rue Saint-Jacques. M. Pratte est le premier à savoir à quel point la situation actuelle est délicate.

En 1994, alors qu’il était chroniqueur à La Presse, il a été suspendu par ses patrons après avoir écrit ceci dans une chronique intitulée « Tout est pourri » : « Tout est dirigé par Power Corporation, tout le monde sait ça. Chrétien, Johnson, c'est Power Corporation. » Il citait alors un quidam, tout simplement.

Le Devoir avait ensuite interviewé le président du Syndicat des journalistes de La Presse de l’époque, qui déclarait s’être fait répondre ceci par la direction (en essayant de défendre le chroniqueur déchu) : « Quand on mord la main qui nous nourrit, il y a des conséquences. » Lire le texte du Devoir.

M. Pratte est devenu éditorialiste en chef du vaisseau amiral de Gesca et sait maintenant quelle main le nourrit. Cela devrait lui rappeler de ne donner de leçon à personne lorsqu’il est question des Desmarais.

Texte complet > journaldequebec.com/../ca-sent-la-panique-chez-power




Le clan Desmarais : prédateur du bien publique à l'internationale, avec la complicité de pions bien placés.




Deux « affaires » : même modus operandi

1- France : Détournements de fonds publics qui se chiffrent à des milliards € au profit du Groupe FRERE/DESMARAIS

2- Brésil : Des pots-de-vin autour d’une vieille raffinerie revendue 17 fois plus cher

Californie :

3- Power Corp dans le viseur du fisc



1- La France : Affaire Quick




Affaire Quick : le holding d’Albert Frère, aurait permis à la CDC de reprendre Quick pour 800 millions d’euros, alors que le PDG de la chaîne de restauration rapide la valorisait à 300 millions deux ans plus tôt. "Ces cadeaux de l’État français au groupe Frère et à son associé, le groupe Power de Paul Desmarais, serait un retour d’ascenseur à la suite de l’aide apportée par Paul Desmarais à Nicolas Sarkozy dans le cadre de sa campagne électorale", soutient Jean-Marie Kuhn.




MEDIAPART
JEAN-MARIE KUHN
10 avril 2012


La corruption, véritable ennemie de notre Démocratie
Par Jean-Marie KUHN, lanceur d’alerte et plaignant dans l’affaire QUICK/CDC

L’affaire QUICK a déclenché un effet domino qui a révélé l’implication de la Caisse des Dépôts et Consignations dans des affaires de corruption et de détournements de fonds publics qui se chiffrent à des milliards € au profit du Groupe FRERE/DESMARAIS, actionnaire notamment de GDF-SUEZ et de TOTAL. Le moment est venu de provoquer un débat national sur la corruption qui est la véritable ennemie de notre Démocratie .

Le prochain Président de la République aura besoin de s’appuyer sur la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) pour la mise en œuvre de sa politique économique.

Or la CDC est sous le coup d’une information judiciaire pour des faits de corruption présumée et des chefs de « faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance » visés dans la plainte (1) que j’ai déposée contre X le 24 juillet 2009 en Belgique et à laquelle s’est joint le Procureur du Roi. Ces chefs sont susceptibles d’être complétés notamment par blanchiment aggravé en bande organisée, prises illégales d’intérêts et association de malfaiteurs.

Ma plainte vise des acquisitions réalisées par la CDC auprès du Groupe FRERE/DESMARAIS pour 1,2 milliard €, dont celle des restaurants QUICK décrite sur le site financier de ZONEBOURSE sous forme d’une enquête qui en explique tous les tenants et aboutissants :

Le feuilleton en 4 épisodes.
Un entretien exclusif sur l'Affaire QUICK.
Une biographie de Jean-Marie KUHN.

Cette affaire QUICK a été le déclencheur d’autres opérations de corruption qui mènent jusqu’à GDF-SUEZ, et aussi aux tentatives ENTREMONT et CMA-CGM que j’ai réussi à faire avorter.

Suite à une large médiatisation en France, en Belgique, en Suisse et au Canada sont remontées des informations qui démontrent les ramifications mises en place au travers de seconds couteaux qu’Albert FRERE a fait placer pour assurer « l’après vente » : Jean-François COPE comme avocat-associé chez GIDE, Gérard LONGUET comme consultant pour GDF-SUEZ, Antoine GOSSET-GRAINVILLE comme directeur-adjoint du cabinet du Premier Ministre François FILLON, puis comme n° 2 de la CDC et, enfin, depuis ce 7 mars 2012, comme DG par intérim de la CDC.

Mes actions en Justice ont toujours été déclarées irrecevables en France, sans que le Parquet ne diligente la moindre enquête, au motif que je n’avais pas subi de préjudice direct. La seule enquête préliminaire que le Parquet a été obligé d’ouvrir car il n’avait pas le choix, est relative à ma plainte pour atteintes à la vie privée, écoutes téléphoniques, intrusions dans un système de données et violations du secret des correspondances. J’avais été entendu, les faits ont été corroborés, et les soupçons d’écoutes remontent à la DCRI. La plainte a malgré tout -ou à cause de tout cela- été classée au motif que « ces faits ne sont pas punis par la loi… ! ».

C’est pourquoi je me suis vu obligé d’ester devant la Justice belge et bientôt devant la Justice canadienne sous forme d’une class-actions pour des faits de corruption présumés commis par GDF-SUEZ et imputables au Groupe DESMARAIS, associé canadien de FRERE.

La nécessaire moralisation de la vie publique devra donc commencer par une urgente reprise en mains de la CDC qui s’est avérée être, au cours de ces dernières années, une plaque tournante de la corruption de haut niveau.

Cette affaire doit faire entrer maintenant la corruption dans le débat de la campagne présidentielle, car la démocratie -donc l’intérêt général- est écrasée de plus en plus par l’intérêt particulier d’un système dont le modèle économique est l’oligarchie, l’oligarchie étant un petit nombre d’individus s’accaparant l’organisation du pouvoir au détriment du peuple.

Texte complet ici > mediapart.fr/../la-corruption-veritable-ennemie-de-notre-democratie




Un procureur belge s'intéresse à Albert Frère (associé des Desmarais), l'ami patron de Sarkozy




OBS-RUE89
AUGUSTIN SCALBERT
31 décembre 2009


La justice soupçonne des arrangements comptables en faveur du milliardaire lors de la vente de Quick à l’Etat français.

En Belgique, un procureur s’est associé la semaine dernière à la plainte d’un Français, en y ajoutant de nouvelles charges. Le Français Jean-Marie Kuhn soupçonne la Caisse des dépôts et consignations (CDC), holding contrôlée par l’Etat français, d’avoir racheté à un ami de Nicolas Sarkozy, le milliardaire belge Albert Frère, la chaîne de restaurants Quick à un prix largement surévalué. L’objectif ? Permettre à Frère de monter au capital de Suez, et peser ainsi sur la fusion de ce groupe avec GDF.

La semaine dernière, le procureur du roi de Charleroi, Christian De Valkeneer, a demandé à la juge d’instruction d’instruire sur les chefs de faux et usage de faux, faux bilans et infractions au code des sociétés. Soit deux chefs nouveaux par rapport à la plainte pour faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance déposée « contre inconnu » par Kuhn en juillet, et instruite depuis par la juge France Baeckeland, puisque les deux magistrats se prononcent indépendamment sur les chefs à instruire en Belgique.

En cause : la vente, en 2006, des restaurants Quick par une société d’Albert Frère, GIB, à une filiale de la CDC, Caisse des dépôts et consignations capital investissement (CDCCI), donc à l’Etat français. L’homme d’affaires lorrain Jean-Marie Kuhn, actionnaire de plusieurs sociétés d’Albert Frère, s’est brouillé avec lui lors du rachat d’une entreprise textile à GIB. Echaudé, il s’est intéressé de plus près aux affaires du baron belge.

Quick acheté 150 millions d’euros trop cher par l’Etat ?

Il a constaté que Quick, évalué en 2004 par son propre PDG à 300 millions d’euros, a été vendu en octobre 2006 à la CDCCI pour 800 millions environ. Dans sa plainte, qu’il a communiquée à Eco89, il montre que plusieurs montants (chiffres d’affaires et bénéfices 2004, par exemple) changent entre le rapport d’activité de 2004 et celui de 2005 :

« Sur base des éléments produits, on peut donc constater que la valorisation boursière de la société de droit belge SA Quick Restaurants était, au 31 décembre 2005, de l’ordre de 437 millions d’euros et, au début du mois d’octobre 2006, de l’ordre de 550 millions d’euros. »

Kuhn s’interroge sur la raison du « bonus » de quelque 150 millions d’euros accordé à Albert Frère. Il s’interroge par ailleurs sur la vente d’une participation de la Compagnie nationale à portefeuille (CNP, autre société d’Albert Frère) dans le groupe de BTP Eiffage à la même Caisse des dépôts, en décembre 2006, avec là encore une plus-value de 30%. La CDC avait acquis cette participation seulement neuf mois plus tôt, en même temps et pour un montant équivalent qu’une première participation d’Albert Frère.

Jean-Marie Kuhn fait un lien avec la montée de Groupe Bruxelles Lambert (GBL), une autre société d’Albert Frère, dans le capital du groupe Suez en janvier 2007 :

« J’ai donc pu constater qu’au travers des trois opérations financières évoquées ci-dessus, dont les deux premières, [...] il existait des indices sérieux d’irrégularité visant à privilégier des intérêts économiques particuliers. »

Plainte vite classée en France, instruite en Belgique

Le 24 décembre 2007, Jean-Marie Kuhn dépose plainte en France contre X et contre Albert Frère pour « prise illégale d’intérêt », « escroquerie » et « abus de confiance ». La plainte est classée sans suite dès le 15 janvier 2008. Une rare célérité.

Avant de se tourner vers la justice belge, Kuhn se confie à un journaliste de Libération, Nicolas Cori, qui publie le 14 mars un article titré « Dans le sillage des troublantes amitiés patronales de Sarkozy ». Quick porte plainte pour diffamation, Kuhn et le journal sont condamnés début 2009, Kuhn seul fait appel... et gagne en novembre 2009.

L’article de Libération racontait que Kuhn avait été reçu courant 2007 par deux hauts conseillers de Bercy, qu’une discrète enquête avait été lancée, que Christine Lagarde en avait été informée, et que conseil avait été donné à Kuhn de déposer plainte « eu égard à l’extrême gravité des faits », selon l’homme d’affaires.

Cori terminait son article en évoquant la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur par Sarkozy à Frère et à son associé (notamment au capital de Suez) Paul Desmarais, un milliardaire canadien, en février 2008, avec éloge très appuyé du Président. Puis le journaliste reprenait ce qu’en déduit Jean-Marie Kuhn :

« Dans cette optique, tous les avantages accordés à Frère et Desmarais seraient une façon, pour le Président, de renvoyer l’ascenseur. »

Plutôt gênant pour Albert Frère (actionnaire de nombreuses sociétés du CAC-40 dont Total, Pernod, Lafarge, et 5,2% de GDF-Suez) et la CDC, le dernier développement judiciaire survenu en Belgique n’a pour l’instant donné lieu qu’à un seul article dans un média français, dans La Tribune de mercredi.

Albert Frère n’a pas réagi chez nos confrères belges, et la CDC n’a pas donné suite à notre demande de réaction.

Texte complet ici > rue89.nouvelobs.com/../un-procureur-belge-sinteresse-a-frere-lami-patron-de-sarkozy

À lire aussi > Dans le sillage des troublantes amitiés patronales de Sarkozy




L'ECHO
VINCENT GEORIS
2 novembre 2013


Soupçons de fraude fiscale dans la vente de Quick à l'État français

Le parquet de Charleroi requiert un non-lieu dans l’affaire Quick, au moment où des soupçons de fraude fiscale pèsent sur le montage de la vente de la chaîne de restauration rapide.

Le parquet de Charleroi s’apprête-t-il à enterrer l’affaire Quick, et ce malgré des soupçons de fraude fiscale soulevés par les enquêteurs? C’est ce qui ressort d’un document, qu’un vent favorable a fait parvenir à "L’Echo". Depuis un an, la juge d’instruction de Charleroi, Sylviane Pichuèque, se voit refuser le droit de réaliser des devoirs d’enquête supplémentaires. Pour rappel, le litige porte sur le montage financier de la vente de Quick par le milliardaire Albert Frère à l’État français en 2006.

"Le juge d’instruction chargé de cette affaire a, au mois de novembre 2012, demandé au parquet du Procureur du Roi d’étendre sa saisine à des faits de fraude fiscale en vue de pouvoir poursuivre ses investigations à cet égard", affirme une source proche du dossier. Mais le parquet ne donne pas suite à la demande.

De plus, à l’heure actuelle, "tout indique que le parquet de Charleroi considère la plainte de Jean-Marie Kuhn comme irrecevable", poursuit cette source. Selon nos informations, le substitut Marc Depasse a demandé à la chambre du conseil du Tribunal correctionnel de déclarer un non-lieu. C’est un revirement du parquet, qui a reconnu la recevabilité de l’action de Jean-Marie Kuhn et a requis une instruction des chefs de faux et usage de faux dans l’établissement des comptes de Quick.

Ce non-lieu signerait l’épilogue de ce dossier épineux, ouvert en 2009 auprès de la justice belge par l’homme d’affaires français Jean-Marie Kuhn. Pourtant, à lire plusieurs documents judiciaires, des zones d’ombres subsistent. Elles auraient conduit les enquêteurs et la juge d’instruction carolos à pousser plus loin les investigations.

Kuhn vs Frère

Jean-Marie Kuhn dénonce depuis 2006 devant la justice, en Belgique et en France, des irrégularités dans la vente de Quick à une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), le bras financier de l’État français. Il estime qu’en intervenant dans la reprise des actions de Quick, l’État français aurait permis au groupe Frère "de trouver les liquidités suffisantes pour investir dans GDF Suez au moment de la fusion de ces sociétés".

Pour Jean-Marie Kuhn, GIB, le holding d’Albert Frère, aurait permis à la CDC de reprendre Quick pour 800 millions d’euros, alors que le PDG de la chaîne de restauration rapide la valorisait à 300 millions deux ans plus tôt. "Ces cadeaux de l’État français au groupe Frère et à son associé, le groupe Power de Paul Desmarais, serait un retour d’ascenseur à la suite de l’aide apportée à Paul Desmarais à Nicolas Sarkozy dans le cadre de sa campagne électorale", soutient Kuhn.

Affabulations? Aucune décision judiciaire n’est, en tout cas, venue confirmer cette version. La justice française a déclaré l’action de Jean-Marie Kuhn irrecevable en France, les défendeurs étant sur sol belge. Et plusieurs actions en diffamation ont été dirigées par Quick contre Jean-Marie Kuhn en France, actions dont il a été relaxé. La dernière plainte a été plaidée le 18 octobre au tribunal correctionnel de Paris, suite à un article paru dans les colonnes de notre confrère Trends.

Soupçons de fraude

Après avoir été débouté par la justice française en 2007, M. Kuhn a décidé de tenter sa chance en Belgique en déposant plainte le 24 juillet dernier auprès de la juge d’instruction de l’arrondissement de Charleroi France Baeckeland. Une information judiciaire a suivi.

En 2012, le Français demande des devoirs d’enquête complémentaires à propos de soupçons de fraude fiscale dans le montage de la vente de Quick. Dans un premier temps, la juge d’instruction nouvellement nommée, Sylviane Pichuèque, refuse. Jean-Marie Kuhn fait appel contre cette décision auprès de la Cour d’appel de Mons.

Le procureur général, Mme Badot, va dans son sens. Elle estime aussi que ces devoirs supplémentaires sont "nécessaires à la manifestation de la vérité". En effet, l’expert-comptable judiciaire chargé d’examiner l’OPA de la CDC sur Quick Restaurants juge ce montage "curieux", peut-on lire dans le réquisitoire de Mme Badot.

Le 8 mars 2013, la cour d’Appel de Mons déboute Jean-Marie Kuhn. Mais entre-temps, la juge d’instruction se ravise et demande des devoirs complémentaires au vu des soupçons de fraude fiscale. Ce que lui refuse le parquet, qui demande un non-lieu pour toute l’affaire. "Le préjudice pour l’État belge serait supérieur à 100 millions euros", affirme une source.

Joint par téléphone, Jean-Marie Kuhn, se réfugiant derrière le secret de l’instruction, se refuse à tout commentaire mais il annonce des initiatives dans un futur proche. .

Texte complet ici > lecho.be/../Soupcons_de_fraude_fiscale_dans_la_vente_de_Quick_a_l_Etat_francais




Listes des bénéficiaires de l’opération Quick:

- Monsieur Albert FRERE, ordonnateur de l’opération QUICK;

- Monsieur Gilles SAMYN, bras droit de Monsieur FRERE;

- Monsieur Christophe de MARGERIE, homme de confiance d’Albert FRERE qui l’a fait nommer au poste de PDG de TOTAL, et administrateur de BNP PARIBAS;

- Monsieur Georges CHODRON de COURCEL, administrateur délégué de BNP PARIBAS qui a accordé le prêt de 400 M€ à QUICK, administrateur de sociétés du Groupe FRERE dont la CNP et GBL;

- Monsieur Guillaume GAROT, actuel Ministre de l’agroalimentaire du Gouvernement du Président HOLLANDE;

- Monsieur Philippe CROUZET, PDG de VALLOUREC;

- Madame Bernadette CHIRAC, épouse du Président CHIRAC et soeur de Monsieur CHODRON de COURCEL sus-visé;

- Monsieur Dominique de VILLEPIN, Premier Ministre à l’époque des faits;

- Monsieur Jacques CHIRAC, Président de la République au moment des faits.

Auxquels il faut rajouter quelques autres personnes dont Paul Desmarais père, aujourd’hui décédé.




2- Brésil : Des pots-de-vin autour d’une vieille raffinerie revendue 17 fois plus cher




La vente de la raffinerie de Pasadena par l’entreprise d’Albert Frère à Petrobras. Des pots-de-vin autour d’une vieille raffinerie revendue 17 fois plus cher.




JOURNAL DE MONTRÉAL
JEAN-FRANÇOIS CLOUTIER et SARAH SANCHEZ (Bureau d’enquête)
28 novembre 2015


Un vaste scandale qui résonne jusqu’au Québec
Des pots-de-vin autour d’une vieille raffinerie revendue 17 fois plus cher

«En 2006, Petrobras a radicalement surpayé pour acheter la raffinerie de Pasadena», affirment-ils dans le recours.

Une raffinerie de pétrole vendue à prix d’or est au cœur d’un vaste scandale de pots-de-vin et de corruption alléguée qui ébranle le Brésil depuis plusieurs mois et qui a maintenant des échos jusqu’au Québec.

La justice brésilienne et les médias du pays s’intéressent de très près à la vente de cette raffinerie du Texas à la société d’État brésilienne Petrobras, qui l’a payée 17 fois plus cher que ce que des investisseurs avaient payé à peine un an plus tôt.

Cette raffinerie a été achetée 42,5 millions $ US en 2005 par Transcor Astra, une entreprise contrôlée par un holding du baron belge Albert Frère, auprès d’héritiers associés à la famille Rockefeller. Elle a été rapidement revendue à Petrobras 1,2 milliard $ US.

Le Mouvement Desjardins, le Fonds des professionnels du Québec (la caisse de retraite des médecins spécialistes) et un fonds de la Banque Royale du Canada se sont joints à la mi-octobre à un recours collectif aux États-Unis.

Ils disent s’être fait berner, entre autres avec la vente à un prix «vastement gonflé» de cette raffinerie. Les trois ont investi plusieurs millions dans Petrobras.

Administrateur de Pargesa

Albert Frère est un partenaire de très longue date de la famille Desmarais, de Montréal.

Les familles Frère et Desmarais sont, entre autres, associées, dans le holding financier Pargesa.

Un des administrateurs de Pargesa, Gilles Samyn, aurait d’ailleurs joué un rôle et aurait touché de généreux bonis dans une transaction qui est présentement sous la loupe des autorités brésiliennes, selon des documents obtenus par notre Bureau d’enquête.

Questionné sur cette affaire, le chef du contentieux de Power Corporation, Me Stéphane Lemay, nie tout lien entre son groupe et l’affaire Petrobras au Brésil. «Nous ne sommes pas au courant du dossier auquel vous faites référence. Notre seul lien avec la CNP (groupe Frère) est notre co-contrôle, avec eux, de la société de holding européenne Pargesa. Ni Power Corporation, ni la société Pargesa ne sont liées, directement ou indirectement, aux transactions que vous mentionnez dans votre courriel», nous a-t-il écrit.

La situation est d’autant plus troublante que c’est Dilma Rousseff, l’actuelle présidente du Brésil, qui était présidente du conseil de Petrobras à l’époque de la vente de la raffinerie de Pasadena par l’entreprise d’Albert Frère à Petrobras.

Texte complet > journaldemontreal.com/../un-vaste-scandale-qui-resonne-jusquau-quebec




3- Californie : Power Corp encore dans le viseur du fisc




L’entreprise contrôlée par la richissime famille Desmarais rétorque que si on ne lui permet pas de calculer son taux d’impôt selon sa méthode privilégiée, le fisc risque, rien de moins, d’affecter la croissance de l’économie canadienne...




JOURNAL DE QUÉBEC
JEAN-FRANÇOIS CLOUTIER
26 septembre 2015


Power Corp encore une fois dans le viseur du fisc
Le géant utilise toujours une pratique fiscale qui lui avait déjà valu un avertissement

Power Corporation, codirigée par Paul Jr. et André Desmarais, est à couteaux tirés avec le fisc sur la façon de calculer l’impôt sur certains placements en Californie.

L’Agence du revenu du Canada (ARC) réclame 33 millions $ au géant Power Corporation pour une pratique fiscale controversée qu’elle l’avait pourtant déjà prévenu de ne pas utiliser.

Texte complet > journaldequebec.com/../power-corp-encore-une-fois-dans-le-viseur-du-fisc





VOLET 2 : L'utilité des conseils d'administration dans la stratégie d'enrichissement de l'empire



Comment l’Empire Desmarais utilise les conseils d'administrations pour étendre son influence dans les entreprises afin de mettre leurs capitaux, humains, financiers et d'expertises, aux fins de servir ses intérêts




UQAM
ARCHIPEL
22 septembre 2011


RÉSEAUX DE RELATIONS SOCIALES DES MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET ACQUISITION DE RESSOURCES
LE CAS DE POWER CORPORATION DU CANADA

Or, il y a des sociologues qui soutiennent que derrière la structure, il y a des individus dotés des réseaux de relations sociales et de pouvoir de contrôle (de ressources). [...] Aussi, il y a des études qui ont montré que les administrateurs sont souvent nommés sur le conseil d'administration à cause de leurs relations sociales.

Le cas Power fait même désormais l’objet d’études universitaires sur cette question. Celle-ci, « Réseaux sociaux des membres du conseil d’administration et acquisition de ressources par la firme : une étude de cas » expose justement le modus operandi de Power Corp.

Texte complet > archipel.uqam.ca/4067/
Thèse complète > cliquez ici (fichier pdf)
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